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Se lancer seul dans le plus dur des sentiers de randonnées d'Europe ! 

C'est une folie !

Bon, il faut tempérer ce jugement.

En tout premier lieu, c'est très bien balisé.

Pour peu que l'on soit matinal on a toujours du monde derrière soi.

On jamais seul à le faire seul, en  2008 j'ai pu constater  qu'environ un randonneur sur 10 était parti en solo.

Tout le monde progressant dans le meme sens, on a vite fait de sympathiser et de rencontrer du monde.

Personnellement c'est mon mode de progression préféré, la montagne pour moi tout seul le matin, et passer l'après-midi

à discuter, partager son expérience, et se baigner  dans les vasques avec les copains que l'on se fait en chemin.

 

Le seul  problème survient  le dernier jour, il faut se séparer de tout le monde, et c'est un déchirement.

Mais je n'incite personne, cela reste un choix personnel,  tout le monde n'éprouve pas un sentiment de plénitude

à l'idée de se retrouver seul sur une arrête battue par les vents avec 1000 mètres de dénivelé dans les jambes.